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Donnez de la saveur à un
événement
Martine Rioux
« Organiser un événement, c’est un peu
comme recevoir des convives chez soi. Il faut savoir créer une
ambiance qui leur plaira et fera en sorte que les invités passeront
un bon moment en notre compagnie. Pas besoin de sortir les coupes en
cristal à toutes les fois, mais il faut au moins avoir fait le
ménage ».
Pierre Quintin, de Groupe Zone
Communication, utilise souvent des analogies avec la cuisine
lorsqu’il parle de la tenue d’un événement corporatif. Pour lui, les
mots « créativité et rigueur » sont la clé vers la réussite. « Il
faut insérer de la nouveauté tout en respectant les règles de l’art.
Si on suit toujours une recette au pied de la lettre, elle finit par
ne rien goûter. Elle devient fade et sans intérêt », dit-il.
M. Quintin tente
ainsi de mettre les organisateurs d’événements en garde contre la
tentation de « faire du copier-coller » année après année. « Avant
d’accepter la présidence d’un colloque, il faut savoir pourquoi on
le fait. Généralement, on espère laisser sa marque. S’il s’agit d’un
événement récurrent, il y a probablement une certaine tradition à
suivre. Cependant, il est toujours possible d’innover sans tout
changer, d’apporter sa petite touche personnelle sans bouleverser
les acquis ».
Selon lui, il n’y a pas de limite à ce
qu’on peut prévoir pour un événement. Il se désole d’ailleurs de
voir tant d’organisateurs se mettre des barrières avant même d’avoir
formé leur comité. « Être dynamique, créatif et un peu
avant-gardiste, cela ne coûte pas nécessairement plus cher »,
avance-t-il, conscient que le point de vue monétaire freine bien
souvent les ardeurs des organisateurs.
Tout est
simplement une question d’équilibre, poursuit-il. « Il suffit de peu
pour arriver à être original et à faire quelque chose de différent.
Ce sont bien souvent les petits détails qui viendront transformer la
perception que les gens auront d’un événement ». Une salle plus
intimiste, un éclairage plus tamisé, un animateur bien choisi, une
ambiance musicale particulière, un contenu moins lourd et plus varié,
voilà quelques exemples de changements possibles.
Il rappelle également aux organisateurs qu’ils devraient être à
l’écoute des participants. Dans le cas d’un colloque annuel, par
exemple, il conseille de bien lire les commentaires reçus à propos
de l’édition précédente avant d’élaborer le contenu de la nouvelle
édition. « Il existe une très grande offre pour des événements
associatifs. Par contre, les gens sortent de moins en moins. Ils
choisiront l’événement qui répondra le mieux à leurs attentes ».
Un travail d’équipe
Par ailleurs, un
président d’événement ne fait jamais cavalier seul. « Un événement,
c’est une affaire d’équipe. Le président doit toujours s’entourer de
gens qui partagent les mêmes objectifs que lui, mais qui peuvent
aussi lui ouvrir les portes d’autres horizons», fait valoir M.
Quintin.
Comme il est essentiel d’avoir une
personne qui gèrera les comptes au sein du comité et une autre qui
coordonnera les activités, il est tout aussi indispensable d’avoir
une personne qui connaît bien la communication événementielle.
Parfois, certains comités auront besoin d’un guide externe pour les
diriger dans leur cheminement, mais d’autres peuvent très bien y
arriver seul. Cela dépend beaucoup de l’importance de l’événement.
« La préparation
compte pour la majeure partie de la réalisation d’un événement.
Lorsqu’on a réussi à créer un contenant attrayant, un contenu fort,
une ambiance agréable et que l’on s’entoure de fournisseurs
qualifiés, le tour est joué… Il nous reste seulement à surveiller
les sourires », précise M. Quintin. Bref, une fois que la table est
mise, il ne vous reste plus qu’à attendre l’arrivée des convives et
à espérer que tout se déroulera sans pépin!
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